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Lycée Jean Vigo de Millau 2010/2011, Aveyron
Le site personnel de Jean Claude Fulcrand, professeur de français

 

La Pléiade XVIème siècle

La Pléiade est le noms donné dans l’histoire de la littérature à un groupe de sept poètes en référence au sept fille d’Atlas.

La pléiade la plus célèbre est celle qui s’est réunie, en France, sous Henri II, autour de Ronsard et du Bellay.
il y a Remy Bellau, Jodelle, Jean Antoine de Baïf, Pontus de Tryard et J. Peletier du Mans remplacé par Dorat a sa mort.

Avant de s’appeler la Pléiade, ce groupe se nommait la « brigade des lettres » fondée au collège Coqueret. On dit que ces poètes étaient des génies de la langue française et leur but était donc qu'elle soit respectée et enrichie.

Les poètes de la Pléiade sont des humanistes à part entière car ils ont vécu à la même époque et ont partagé la même idéologie. Ils ont renouvelé les alexandrins, les sonnets et les odes. L’une des sources principales de la Pléiade est la Mythologie gréco-latine mais ses thèmes tournent surtout autour de l’amour et de la nature.

Le poète a pour instrument la lyre et donc sa poésie est transmise sous forme de musique, une technique qui permet d’intensifier les émotions de son auditeur.

Un poète de la Pléiade, grâce à ses rimes, avait la faculté de faire varier les sentiments de son auditeur, de le faire rire ou de le faire pleurer.

Mignonne

Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avait déclose
Sa robe de pourpre au soleil,
A point perdu cette vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au votre pareil.

Las ! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place,
Las, las ses beautés laissé choir !
O vraiment marâtre Nature,
Puisqu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !

Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vôtre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez votre jeunesse :
Comme à cette fleur, la vieillesse
Fera ternir votre beauté.

" Odes ", I, 17
Ronsard (1524, Vendômois)

 


 

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   
© JC Fulcrand, 2006