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Accueil ,,,,,; Me contacter,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,;Dernière mise à jour le 03 février 2011
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Les chansons de la Renaissance :
L'anonymat est le plus courant
pour les textes du moins jusqu'à la moitié du XVIème
siècle. C'est à partir de cette époque que
quelques éditeurs se décident à indiquer
le nom de l'auteur pour mieux vendre les recueils. Même
François Ier se voit être poète à ses
heures.
Voici quelques unes
des ses oeuvres :
Dites oui, ma dame et ma
maîtresse,
Pour soutenir ma languissante vie,
Jusques au jour propice à mon envie ;
Puis, s'il vous plaît, faillez-moi de promesse.
J'aime trop mieux servir une traîtresse
Disant oui, plein de vaine espérance,
Que de tomber en fâcheuse tristesse
Par un nenni, voisin de jouissance.
Dites oui, ma dame et ma maîtresse
(François 1er)
Ô douce amour, ô contente pensée,
Qui me rend sûr, certain et satisfait ;
Comme ma peine est bien récompensée
Quand chacun doute, et j'ai le bien parfait !
Je vois l'ouvrage a plusieurs imparfait,
Mais j'ai le mien plus mien que mon désir :
Car mon amour me donne par effet
Savoir, devoir, fermeté et plaisir.
Ô douce amour, ô contente pensée
(François 1er)
La sœur du souverain,
Marguerite de Navarre - écrivain - a elle aussi exercé
ses talents de poète. En voici un extrait.
Amour, rempli de pitié
et de zèle,
D'Amour mourant toucha la légère aile.
En l'arrachant du corps trop tendre et beau,
La trousse prit, et ses traits avec elle,
L'arc impiteux et la corde cruelle,
Aussi l'épais et ignorant bandeau ;
Le tout il mit en un feu si nouveau
Que leur chaleur il convertit en glace ;
Sans oublier de Vénus le flambeau,
Dont ce Saint Feu toute mémoire efface.
Amour, rempli de pitié et de zèle
(Marguerite de Navarre)
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| © JC Fulcrand, 2006 |
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