LE CLASSICISME en Littérature
Le classicisme vient du mot latin « classicus »
qui désigne un individu de la première classe du citoyen.
Le classicisme s'est répandu grâce à Louis XIV
qui en a fait un véritable « culte ». Mais à
cette époque le Classicisme apparaît aussi sous forme
d’art avec la sculpture, la peinture, l'art décoratif,
l'architecture religieuse...
Qu’est ce que le classicisme ?
Le Classicisme est avant
tout un mouvement littéraire qui traite du beau.
Il suit des règles qui doivent être respectées
pour faire passer un message à ses lecteurs et pour montrer
sa grande classe ainsi que sa beauté.
Il a été fondé
par deux auteurs : Gille Ménage (1613-1692) qui a contribué
à la fixation de la langue classique et Nicolas Boileau (1636-1711)
qui a établi la somme des règles classiques.
Le classicisme s’oppose au baroque : le baroque conçoit
le monde comme étant en voie d’élaboration alors
que le classicisme le voit totalement achevé. Le baroque
voit l’univers comme en étant en perpétuelle
transformation, le classicisme le ressent comme figé, fixé
et est hypnotisé par l’absolu et la vérité.
De plus le classicisme est souvent connu pour la simplicité
de sa beauté.
L’idéal classique
se soucier de la perfection :
il
doit y avoir une autorité de la raison, de l’ordre,et
des règles qui en découlent, c'est-à-dire le
respect de la vraisemblance et des bienséances ; souci d’éternel
et d’universel.
La vraisemblance (théâtre)
: on ne joue que ce que l’on peut croire et on ne fait pas
n’importe quoi sur scène.
La bienséance : elle
consiste à respecter des normes de conduites.
Ex : pas de scènes vulgaires et où il y a du sang,
pas de duels, pas de morts.
On
remarque que les écrivains de l’époque du Classicisme
privilégient la description qui valorise les caractéristiques
de l’humain.
l’idéal humain de l’honnête
homme :
il fait preuve de retenue,
est ouvert, curieux, savant sans être pédant, poli,
aimable, raffiné. En un mot cet honnête homme doit
plaire tant par son physique que par son discours.
Les finalités de l’esthétique
classique
Le but primordial
de l’esthétique classique est de plaire et d’instruire.
Elle doit aussi concevoir une harmonie dans les approches esthétiques.
L’art doit créer une réflexion par le biais
d’une forte réaction émotionnelle (rire, pleurs,…)
sinon elle reste superficielle et inutile.
L’art se veut naturel,
mais ce naturel résulte « d’une recherche de
ce qui marque clairement un sens ».
Le perfectionnisme
: les écrivains classiques aiment le travail bien fait, et
le génie n’empêche pas un énorme et rigoureux
travail. Cependant ce travail ne doit pas être trop chargé
sinon il perd de son charme.
La querelle entre les Anciens et les
Modernes
Les Anciens s’opposent
aux partis pris des Modernes où l’idée du merveilleux
ne doit plus dépendre de la mythologie.
Les Anciens : Boileau,
Fontaine, Bruyère
Ils défendent la théorie
classique qui se base sur la copie de l’Antiquité grecque
et latine et sur le passé biblique.
Les Modernes :Thomas Corneille, Perrault
Ils pensent qu’il faut
évoluer et s’améliorer en suivant l’enrichissement
apporté par les siècles.
Les conciliateurs: Saint-Evremont, Fénelon,
Fontenelle
Ils sont au milieu de cette
opposition. Ils pensent que le classicisme doit prendre exemple
sur la littérature antique tout en suivant les enrichissements
apportés par les siècles.
Les fameuses règles des trois
unités
S’appuyant
sur les Anciens et les italiens, de nombreux auteurs ne cessent
de fixer des règles pour approcher la perfection. Ce vouloir
de rendre léger les choses, au théâtre particulièrement,
aboutit à dégager les fameuses règles des trois
unités.
l'action : il est primordial
d’avoir une seule histoire principale et pas plus.
le temps : la pièce
ne doit pas dépasser vingt quatre heures.
le lieu : l’action
doit se dérouler en un seul lieu.
Louis
XIV a su répandre le Classicisme avec ses règles de
départ pour faire comprendre la beauté, sa pureté
et son art de faire de son mieux. Le château de Versailles
en est la preuve.
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